Les plantes:
- Aa - Al - B - Ca - Cl - D - E - F - G - H - I - J - - L - M - N - O - P - Q - R - S -T -U - V - W - X - Y - Z
Les jardins:
- Google maps
- liste alphabétique
- en Belgique
- en France
- en Angleterre.
- aux Pays-Bas
- Italie
Les voyages:
- S E Angleterre.
- N. Pays de Galles
- East Anglia
- Cotswolds
- Autour d'Oxford
- Entre Londres et Northampton
- Entre Bath et Bristol.
La création:
- prairies fleuries
- haies
La bibliothèque:
- le lexique
- livres et liens.
    qui sommes-nous ?page d'accueil
         

   
Les prairies fleuries

Découverte... Prairie fleurie ou pâture ? Histoire des prairies Prairies et le jardin. Pour aller plus loin ...
Au boulot! Les plantes de prairies: vivaces .... graminées bulbes orchidées ....

Pratiquement parlant...

L'enjeu est de limiter, voire éliminer, les graminées invasives, comme le chiendent et le ray-grass (Lolium perenne), qui empêchent l'installation de vivaces et d'anuelles à fleurs.

Le capital de départ:

Mieux vaut donc un sol pauvre, caillouteux, crayeux ou sableux, qu'un sol riche et limoneux. Idéalement, il doit contenir moins de 3% d'humus et moins de 5mg de phosphore par 100g
  • une analyse du sol est le moyen le plus sûr pour en connaître la nature.

En sous-bois, le sol en contient plus de 4% d'humus, tandis que, dans un champ cultivé intensément,il peut être inférieur à 1% !

  • son histoire est significative aussi: un ancien champ a toutes les chances d'avoir été copieusement enrichi. Il faut au moins 15 ans pour neutraliser les fertilisants.
  • certaines plantes témoignent de l'état du sol:
    • les fétuques rouges (festuca rubra), l'agrostis commun (Agrostis capillaris), et le paturin des prés (Poa pratensis) sont des graminées de sol pauvre,
    • tandis que le ray-grass (Lolium perenne), l'ortie (Urtica), l'oseille sauvage (Rumex acetosa) et le dactyle pelotonné (Dactylis glomerata) signent un sol riche.
    Deux sites de l'INRA sont très précieux pour identifier nos "mauvaises" herbes:
 
Le phosphore est apporté par les engrais phosphatés. La proportion non absorbée par les cultures, le phosphore résiduel, est parfois fort élevée.

le terrain doit être dégagé, mais la présence de quelques arbres n'est pas gênante. Un verger constellé de fleurs, n'est-ce pas paradisiaque ?

Au travail !

La préparation du sol:
  • en sol pauvre, engazonné ou non:
    • méthode douce et patiente:
      Cesser illico les engrais, tondre le plus ras et le plus souvent possible en attendant les nouvelles plantations. Ne jamais laisser les herbes coupées sur place. Elles apportent trop d'humus!
      Si certaines zones sont peuplées d'indésirables, essayer de les enlever, en bêchant, en scarifiant, ou au moins en les scalpant ! On peut aussi les recouvrir de plastic noir ou de sciure pendant un an .
      En automne, préparer les zones à semer en les griffant au rateau.
    • méthode radicale et assurément efficace, mais moins "propre":
      passer tout ou les zones d'indésirables au glyphosate, labourer en automne, herser au printemps, rouler. Après 1 mois, pulvériser à nouveau les quelques semis spontanés au glyphosate, et, deux semaines plus tard, après un léger griffage au râteau, semer le mélange choisi.
  • en sol riche,
    • à moins de patienter 15 à 20 ans, il fauda malheureusement ôter la couche superficielle sur 15 à 20 cm de profondeur. Oui, oui, vous avez bien lu! Attention, cette méthode peut perturber l'écoulement des eaux en créant une cuvette. Il faut alors prévoir des fossés de drainage. Elle peut aussi favoriser l'érosion lorsque le sol est en pente.
      Il faut ensuite enfouir du béton finement concassé, de la terre pauvre et du sable, puis fraiser, rouler et herser très légèrement.
    • Si l'ampleur de la tâche vous rebute, le terrain peut-être appauvri en le fauchant très régulièrement, très ras et en ramassant les tontes. Et ce pendant plusieurs années ...
Graines, plantules ou greffon
  • Les graines
    • se fournir en graines si possible dans votre région, les plantes n'en seront que plus adaptables à votre milieu,
      • en récoltant des graines dans les prairies voisines,
      • ou en pratiquant la jonchée de foin. Il s'agit d'étaler sur le terrain à ensemencer, le foin coupé le jour même dans une prairie voisine, bien fleurie. Retourner régulièrement le foin et l'enlever au bout de 2 à 3 semaines.
    • Si le sol est nu, le mélange doit être composé d'environ 80% de graminées à croissance lente et 20 % de fleurs vivaces, et semé à la volée à raison de 1 à 2 gr par m². Pour une meilleure répartition, mélanger les graines à du sable humide ou de la sciure. La couleur claire permet de mieux répartir les semences.
    • Ne pas enfouir profondément les graines, quelques milimètres suffisent :un coup de râteau avant et bien rouler après, sauf si le sol est très humide. Arroser délicatement.
    • La période idéale se situe entre le 15 août et fin septembre. Mais un semis printanier, en avril, reste possible.
  • Les plantules, ou jeunes plants en godets.
    • Cette méthode est évidemment plus coûteuse, mais est idéale pour les plantes qui s'implantent difficilement, ou si le couvert végétal est encore dense. Les plantules feront ensuite des semis qui s'établiront toujours mieux que les semis artificiels.
    • Surveiller attentivement l'arrosage la première année.
    • Esthétiquement, il vaut mieux grouper les plantules de la même espèce.
    • La meilleure période est en septembre octobre.
  • Le greffon consiste a carrément prélever une plaque de prairie fleurie sur 10 cm d e profondeur et à l'implanter sur la prairie à créer.

Ces méthodes peuvent parfaitement être cumulées.

  • Il existe des plantes parasites très intéressantes. Les Rhinanthus installeent leurs racines munies de suçoirs sur celles des graminées qu'elles affaiblissent.

Ce sont des annuelles qui se sèment sur sol propre. Le plus simple est de dégager au sarcloir quelques plaques et de les ensemencer. Les années suivantes, elles se débrouilleront seules.

Entretien

  • La fauche estivale démarre en fonction de la maturité des plantes vivaces à sauvegarder. Les graines doivent être mûres et éparpillées pour pouvoir faucher. Cela peut donc varier du 15 août à fin octobre, suivant les choix que vous faites et les lieux.
    La coupe de mi-août permet de sauvegarder les bulbes d'automne comme les colchiques. Mais il faut alors recouper après.
  • Faute de motofaucheuse, il faut employer une faux traditionnelle ou une débroussailleuse. Attention à ne pas blesser les arbres, ni vous-mêmes. Des lunettes de protection sont indispensables.
  • Ramasser le foin puis repasser une ou deux fois à la tondeuse avec bac, en descendant progressivement la hauteur de coupe.
  • Pour un travail soigné, il faut fignoler le pied des arbres au sécateur ou à la cisaille.
  • On peut aussi faire paître brièvement des animaux, lors de la repousse de fin d'été. Le piétinement des animaux est favorable à certaines plantes, mais le fumier risque d'enrichir trop le sol.
  • Si des indésirables se maintiennent ou réapparaissent çà et là, les tondre régulièrement lors de l'entretien des chemins.

 

©www.le jardindesophie.net