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Villa Ephrussi de Rothschild
vu par Sophie en août 09

PLAN ET HISTOIRE DU JARDIN
le jardin provençal

Charlotte Béatrice Ephrussi Rothschild est une riche excentrique.

Riche, elle l'est dès sa naissance en 1864, puisqu'elle est la petite fille de James de Rothschild, fondateur de la branche anglaise de la famille. Et son père, Alphonse, est régent de la Banque de France. Elle passe l'essentiel de sa courte jeunesse au château de Ferrière en Seine-et-Marne.

Excentrique, elle le devient assez vite après son mariage à 19 ans (1883) avec maurice Ephrussi, issu d'une riche famille juive d'Odessa. Ils ne s'aiment guère et n'ont pas d'enfants. Elle se réfugie alors dans les voyages, se saoule en réceptions fastueuses, se toque pour le 18è s. et s'abrutit au jeu au Casino de Monte-Carlo.

Pour accueillir ses collections d'objets du 18è s., entre 1905 et 1912, elle fait construire à Saint-Jean-Cap-Ferrat, sur un promontoire lorgné par Léopold II de Belgique, une villa qu'elle baptise "Ile-de-France". Tous les jours habillée de rose de la tête aux pieds, la villa devait être rose aussi.

Le sol y est terriblement ingrat. Qu'importe, elle fait appel à plusieurs architectes de jardin, dont Achille Duchêne. Le sol est dynamité, terrassé et comblé

par des milliers de tonnes de bonnes terres qu'elle fait acheminer. Ses employés, coiffés de pyramides de carton ou étirant des rubans gris verts ou argentés, se déplacent sous ses ordres pour fixer l'emplacement des arbres, des surfaces engazonnées et des plans d'eau.

Ainsi naissent le jardin français (9), la roseraie (rose bien entendu) (7), le jardin italien (3) et le jardin provençal (8). S'imaginant à la tête d'un vaisseau voguant sur la Méditerranée, ses vingt jardiniers doivent revêtir une tenue de marin et porter un bérêt à pompon rouge.

Son mari absent, Maurice, meurt en 1916. Elle délaisse alors saint Jean-Cap-Ferrat pour les tables de jeu de Monte Carlo. En 1933, elle lègue à l'Académie des Beaux-Arts la propriété et les collections qu'elle possède dans d'autres immeubles. En 1934, elle s'éteint à Davos.

Entretemps, le jardin s'est dégradé. Louis Marchand (esthète et peintre amateur) est chargé de sa restauration. Il crée le jardin lapidaire (4) pour y ranger les sculptures trop grandes pour la villa, ajoute une bambouseraie (10), un jardin japonais (5) et le jardin mexicain (6). Mais la guerre passe et tout est à refaire. L. Marchand sauve une deuxième fois le jardin.

Les terribles gelées de 1985 anéantissent le jardin mexicain. Il faut le replanter entièrement. En 2003, le jardin espagnol (2) est créé.

©www.le jardindesophie.net