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La Serre de la Madone
vu par Sophie en août 2009

PLAN ET VISITE VIRTUELLE

Le plan.

Serre de la Madone est un lieu-dit, au milieu duquel L. Johnston a rassemblé de 1924 à 1939 un imbroglio de parcelles disposées en terrasses, pour créer son jardin méditerranéen. L'entrée est tout en bas, près de la route, et le promeneur grimpe de terrasses en escaliers et de restanques en terre-plein jusqu'au sommet de la colline.

Il a organisé l'ensemble selon un approximatif plan orthogonal. La promenade principale traverse grosso modo le jardin de bas en haut en passant par la villa. Des axes secondaires et perpendiculaires circulent à flanc de restanque. Mais rien n'est rectiligne, tout s'adapte en souplesse à l'irrégularité du terrain et des murets pré-existants. Rien n'est obligatoire non plus, des itinéraires collatéraux sont proposés.

Le mystère est là aussi. Au cours dela première partie de la promenade, le visiteur ne comprend rien au plan et se sent perdu dans un déluge de verdure. Ce n'est qu'arrivé sur la terrasse aux bassins qu'il aperçoit la villa perchée tout en haut d'un escalier de pierre majestueux.

 

1. Le petit bassin et la serre froide.
2 La grande pergola.
3. Le jardin mexicain.
4. Les restanques.
5. Le grand escalier.
6. Les grands bassins.
7. La serre chaude.
8. Le jardin à la française.
9. La villa et la terrasse au mandarinier.
10. Le jardin ibéro-mauresque.
11. Le belvédère.

Les plantations.

Dans les années '20, les anglo-saxons, en villégiature sur la côte d'Azur, avaient amené dans leurs bagages leur goût naturel pour les jardins. Les plus riches n'hésitaient pas à faire venir chaque année d'Angleterre des rouleaux entiers de gazon vert émeraude qu'ils laissaient mourir en été. Ils plantaient aussi avec passion des palmiers africains, tapissés à leur pied d'exotiques colorées.

L. Johnston, influencé par W. Robinson et G. Jekyll, débarque sur la côte d'Azur avec d'autres conceptions.

Plan librement adapté de celui qui figure au revers de la couverture de Louisa Jones, Serre de la Madone, éd Actes Sud/Dexia éditions, Paris, 2002  

Il apprécie la flore locale en général et celle de son jardin en particulier. A son arrivée, les terrasses sont plantées de citronniers, d'oliviers et de vignes et au sommet, règnent les pins maritimes et les chênes pubescents (Quercus pubescens). Il n'hésite pas à garder les plus beaux sujets.

Mais cela ne l'empêche pas de partciciper à de nombreuses expéditions lointaines d'où il ramène une foule de plantes exotiques. Il les observe attentivement avant de les mélanger aux espèces locales.

Et si il n'échappe pas à la collectionnite, l'esthétique est toujours restée primordiale. Il ose planter de grandes taches d'une seule espèce ponctuées de plantes isolées qui font vibrer les premières: Tulipa clusiana sur tapis de pervenches (Vinca), pivoines arbusitives au milieu des iris d'Alger, etc... Et plus il avance en âge, plus les contrastes puissants le séduisent comme les massifs d'agapanthes enflammés de strelitzias.

Mais il faut toujours garder à l'esprit que ce jardin a été conçu pour l'automne et pour l'hiver. L. Johnston arrivait en octobre et repartait à Hidcote en avril. Le visiteur estival, comme moi, le découvrira donc à la basse saison...

........................................................ ....©www.le jardindesophie.net