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The Manor House
vu par Sophie en mai 2003 et 2005

INTRODUCTION ET PLAN
les roses
le potager

Le PLAN

Le visiteur pénètre par une longue allée de marronniers (Aesculus hippocastanum ) (1) longée de houx qui dissimulent la vue sur le jardin.

Dans la cour d'entrée (2), il découvre le jardin sauvage, orienté vers le Nord, vers la route. Il ignore encore l'existence du jardin formel côté Sud. C'est dans la maison (3) qu'il en aura la surprise.

Cette magistrale opposition entre jardin formel/vie privée et jardin sauvage/vie publique est reprise par de nombreux paysagistes contemporains, dont Pénélope Hobhouse à Coach House.

Pour aménager le jardin formel, G. Jekyll a été

l'entrée dejardin sauvage l'étang la cabane en osier vivant le cimetière la pergola principale le jardin de roses les murets les murets le tennis les mixed-borders les mixed-borders le sous-bois de noiseters le potager le verger
confrontée à un sérieux défi. De ce côté de la maison, le terraine est en forte pente. Depuis la maison, il descend vers la prairie voisine. A de coups de terrassment,elle a conçu quatre terrasses rectangulaires (la pergola, le jardin de roses, le bowling, le tennis) entourées de murets, dont la hauteur est étudiée pour dissimuler, depuis celle sur laquelle on se promène, la terrasse chaque fois inférieure. La verdure qui couvre les pierres adoucit et agrandit chaque étage. Au centre, la pergola ouvre une perspective depuis la fenêtre principale de la maison et plonge en bas, jusqu'à la tonnelle où s'abrite l'arbitre de tennis.

Le jardin de roses (8)

le bowling (10)

le potager
(14)
le verger
(15)
         
         

 

UN PEU D'HISTOIRE ....

En 1983, John et Rosamund Wallinger décident de quitter la vie londonienne pour la campagne. Séduits par les lieux et le charme du village, il acquièrent The Manor House, ignorant tout de son passé.
Charles Holme ( ?- 1923)
Issu d'une riche famille de négociants en tissu, notamment en soie, il devient passonnié par l'art japonais. Il fonde la "Japan Society" et la revue "The Studio", manifeste du mouvement Arts and Crafts.            
       
Avant de restaurer le bâtiment, prudents, ils cherchent et consultent des archives. Ils y apprennent, par bribes et morceaux, que le corps du bâtiment était une ferme construite au 16è siècle, et que, bien plus tard, en 1902, un certain Charles Holme l'avait achetée et en avait confié la restauration et l'agrandissement à l'architecte Ernest Newton.
Ces personnages sont inconnus pour J et R. Wallinger, mais de lectures en lectures, les suprises s'accumulent.  Charles Holme, riche marchand de textiles, était aussi très actif au sein du mouvement "Arts and Crafts" et Newton gravitait dans la même mouvance artistique. Une simple note en bas de page les intrigue particulièrement: "Garden possible G. Jekyll"...  Un nom qui cette fois leur dit vaguement quelque chose....

Ils contactent alors R. Bisgrove qui confirme que les plans encore existants de G. Jekyll sont conservé à Berkeley en Californie, et parmi eux, se trouvent bien ceux de Manor House!! L'aventure commence....

Heureusement, si la maison a changé 6 fois de propriétaire depuis le départ de Holme, le jardin n'a pas subi de grandes transformations. Les murets ont disparu, mais pas les escaliers et quelques rares plantes ont survécu: les pivoines, les Corydalis ochroleuca, et quelques fougères...

Il a fallu nettoyer, dessoucher, terrasser, bêcher, puis
déchiffrer les plans. Les exemplaires conservés
étaient les copies que Jekyll avait gardé pour elle.

Le Mouvement Arts and Crafts (1870-1910)
Selon lui, le beau peut atteindre toutes les sphères de l'existence. Les objets quotidiens méritent autant d'attentions artistiques qu'un tableau ou un bâtiment. Hélàs, l'industrialisation croissante tue la beauté des objets. Il faut réconcilier l'ouvrier et l'artiste pour retrouver l'habileté des artisans.
Les arts appliqués font ainsi leur entrée dans les Arts. C'est le début du design tel que nous le connaissons.
Quelques grandes figures: Frank Lloyd Wright, William Morris, Christopher Dresser.
Ce courant s'accompagne d'un retour à la campagne, d'une recherche du naturel au jardin. C'est là que G. Jekyll trouve sa place.

L'écriture, très familière, voire abrégée, fut difficile à lire. Avec l'aide de R. Bisgrove et P. Hobhouse, R. Wallinger est parvenue à identifier les plantes et à les retrouver.

Le résultat est enthousiasmant. R. Wallinger qui n'avait jamais jardiné, est propulsée au rang de grande jardinière !

POUR ALLER PLUS LOIN....

il faut lire:

R. Wallinger, Gertrude Jekyll's Lost garden. The restoration of an edwardian masterpiece, éd. Garden Art Press ,Woodbridge, 2000, 215 pp.
La propriétaire décrit avec humour la grand aventure que fut la restauration de ce jardin. Les plans des mixed-borders et murets y sont téléchargeables!
R. Bisgrove, L'art des jardins à l'anglaise de Gertrude Jekyll, éd. La Maison Rustique, 1992.
Ouvrage passionnant de Richard Bisgrove spécialisé dans l'histoire des jardins et du paysagisme. Il a particulièrement étudié l'oeuvre de Jekyll.

 

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